19 avril 2006

L'E3 du plus fort



Il est temps de rétablir quelques vérités. Les évènements qui se déroulent dans les petites BD régulièrement mises en ligne sur ce site (enfin, régulièrement, sauf en cas de début de grippe) ne sont pas l’exact reflet de la réalité vraie. Désolé de décevoir les fans hardcore. Par exemple, Cham et moi n’irons pas à l’E3 cette année, mais cela n’a rien à voir avec un prétendu comportement étrange de ma part. C'est tout simplement parce que l’Electronic Entertainment Exhibition (d’où le sigle E3, c’est bien vous suivez) est un salon réservé aux professionnels. Bon, c’est vrai que le tarif de l’aller-retour Paris/Los Angeles rentre en ligne de compte également.

L’E3, c’est l’Eldorado du joueur moyen : des centaines de km² entièrement remplis de téléviseurs et de consoles de jeux. C’est LE gros événement annuel de l’industrie, celui où toutes les annonces sont faites, tous les jeux présentés, toutes les consoles dévoilées. Pour vous la faire courte, c’est le Festival de Cannes du jeu vidéo, réservé aux éditeurs et aux journalistes. Et tout gamer qui se respecte a les yeux rivés sur la côte Ouest (ou plutôt sur son site de news préféré, c’est plus efficace) la deuxième semaine de mai (c'est du 10 au 12, notez ça dans vos agendas). D’autant que c’est assez spectaculaire, comme salon. A l’américaine, quoi : tout y est bigger than life, avec des stands aux écrans de taille improbable et aux décors absurdes. La qualité d’un jeu présenté est d’ailleurs, en général, inversement proportionnelle à l’investissement réalisé sur sa présentation.

Ce qui fait le charme de l’E3, c’est le superbe combat de communication auquel se livrent les trois grands, Sony, Microsoft et Nintendo. Le salon est ouvert pendant trois jours, mais les conférences de presse des constructeurs ont lieu juste avant. Résultat, c’est la fête de la rumeur savamment distillée, de la fausse « fuite », du trash-talking et du coup de théâtre. L’année dernière fut particulièrement réussie : on a eu droit aux premières présentations de la Xbox 360, de la Playstation 3 et de la Revolution. Rien que ça. Les fantasmes les plus fous ont d’ailleurs enflammé les forums au sujet de la machine de Nintendo : avant que l’on ne découvre enfin la fameuse manette-télécommande, une vidéo amateur présentant un casque de réalité virtuelle avait fait rêver les fans. Nintendo n’avait que mollement démenti la rumeur, trop content de bénéficier ainsi d’une sacrée publicité gratuite.

Cette année, l’effet de surprise concernant les nouvelles consoles est partiellement dissipé, mais on devrait avoir droit à quelques petites choses croustillantes tout de même. Sony va peut-être se décider à enfin montrer de vraies images de jeux PS3, et non des vidéos précalculées, et la Revolution devrait être en démonstration sur les stands. En revanche, du côté de Microsoft, pas de grande révélation à attendre, vu que la machine est déjà en magasin. Peut-être qu’ils vont annoncer de bons jeux, allez savoir. Quoi qu’il en soit, cet E3 va marquer le début d’une nouvelle ère : la fin des booth-babes. Les « bimbos de stand », ces filles sublimes en Tshirt taille 12 ans et en shorts ficelle engagées pour rameuter les journalistes, ont été interdites, purement et simplement, pour d’obscurs motifs d’ordre moral. C’est sûr que des filles à moitié à poil n’avaient pas grand chose à faire sur un salon de jeu vidéo, mais c’est un peu du folklore de l’E3 qui s’en va. Bah, raison de plus pour ne pas y aller, tiens.

**Knox

1 commentaire:

Cham a dit…

Et on me souffle dans l'oreillette que c'est toujours full titties à L'E3.

Sweet Gordush Lord Of Mercy.