21 avril 2006

Pont Mirabeau tombent les blocs



Bon je dois avouer que la première fois qu’on m’a mis une Game Boy dans les mains en me disant « Ok, t’appuies là et tu dois faire des lignes avec des carrés et des rectangles pas rectangulaires », j’ai eu comme un doute. Moi j’aurais préféré jouer à Mario ou à Zelda, mais faire des lignes communistes, merci bien.

Et puis j’y ai joué, parce qu’il n’y avait pas d’autre jeu et que mon voisin du Paris-Toulon n’avait pas l’air d’avoir envie de faire semblant de discuter avec moi. Les grandes addictions commencent souvent comme cela, par dépit. Il faut bien s’occuper les mains et se donner une contenance ; certains fument ou font semblant d’avoir reçu moult textos et cela devient un automatisme.

Et c’est là tout l’art du Tetris originel, un concept simple, des graphismes à la bonne franquette (j’amène une bouteille). Même si le jeu est sorti sur d’autres plate-formes (comme le Commodore 64), c’est sur la console portable de Nintendo que le jeu a acquis ses lettres de noblesse. En même temps, ce n’était pas folichon non plus, on faisait avec les moyens du bord pour la sortie Game Boy en 1492 (facile, c’est la même année que la découverte de l’Amérique). La suite est connue, Tetris fait un carton mondial, sort avec Anna Nicole Smith et puis sombre peu à peu dans l’anonymat, comme ces riches acteurs de série télé qui ont ce charmé suranné des années 1980 mais qui ne seront plus jamais rien.

Pourtant, Nintendo sort aujourd’hui son Tetris DS, pari que certains pourraient juger audacieux en ces temps de surenchère graphique (« si si, en zoomant on voit les points noirs sur son nez »). Ici que de la simplicité de bon aloi, on reprend les principes de base, on rajoute des modes de jeu, des morceaux de stylet et emballé c’est pesé, mettez-moi du mou pour mon chat ils nous ont tout détraqué la météo avec les satellites.

Finalement, ce nouveau Tetris est des plus prometteurs, avec en plus de son mode solo un mode multijoueur enfin digne de ce nom, qui ne demande pas de tendre un câble disgracieux entre deux Game Boy. Il est en effet possible de jouer jusqu’à 10 en même temps, avec des objets à la Mario Kart qui permettront de renverser le cours du jeu et de laminer à nouveau le jeune Günther. Un petit bemol à apporter tout de même, les Européens qui sont apparemment de riches oisifs décadents paieront le jeu une quarantaine d’euros, alors que les Japonais ont eu droit à une ristourne. Au nom de quoi mhh ? Qu’est-ce que les Japonais ont fait de plus que les Européens pour le jeu vidéo ? Comment ça tout ?

**Cham

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut,

je poste juste ce petit message pour vous dire à tous deux que ke lis régulièrement ce blog et que j'y prends beaucoup de plaisir. Continuez comme ca

Kevin

PS: Cham sort avec Yvette Horner

Knox a dit…

Merci pour ces encouragements, ca fait plaisir :)

Knox

PS : C'est de notoriété publique, et ça fait la une d'actustar.com

Cham a dit…

Mensonges et calomnies, nous avons rompu car nos ne pouvions accorder nos calendriers respectifs. Je lui souhaite bonne chance pour ses projets futurs, je pense particulièrement à l'inauguration de la MJC de Brou (deux bières achetées une gratuite).

kayoo a dit…

Très bon ça! Un petit peu plus d'originalité dans le style. Bientôt on vous surnommera les Schulz, Watterson ou Herriman du blog-bd-strip-jeu-video

Knox a dit…

Puisse tes paroles être entendues, Kayoo... :)

Granraf a dit…

Waaaa Knox, tu te laches!!! Ca y est tu doubles le nombre de bulles d'un coup! Bientôt l'humour à niveau industriel, les plateaux télé, l'Olympia, Tierry Ardisson, "Cham&Knox - le film", les callgirls, la cocaïne...

Félicitation, c'est toujours aussi bon!